Bavardages

Mon premier semi

Le 5 mars dernier, j’ai couru mon premier semi-marathon en participant au Semi de Paris. J’avais déjà parlé de mon « parcours de runneuse » dans cet article il y a quelques jours et j’avais envie de partager cette expérience de première fois avec vous.

La préparation : J’ai repris à courir régulièrement juste après l’Odyssea, le 2 octobre. J’y allais un jour sur deux en moyenne en semaine et une fois le week-end pour une sortie plus longue. Au début, mes sorties courtes étaient situées entre 5 et 7 km et les sorties longues entre 8 et 10 km. Au mois de novembre, je me suis inscrite au semi et j’ai commencé à faire des sorties plus longues : toujours entre 5 et 7 km pour les courtes, mais entre 10 et 16 km pour les longues. 15 jours avant le semi, j’ai couru 18 km pour me tester sur une distance similaire à celle du jour J, puis j’ai continué en faisant 2 sorties de 10 km par semaine. Je ne suis allée à la piscine qu’une seule fois (ayant fait un tatouage au mois de janvier, je devais attendre avant de pouvoir retoucher l’eau chlorée), je n’ai jamais fait de fractionné, et la semaine avant le semi, j’ai couru une dernière fois le jeudi.
Honnêtement, cet entraînement s’est fait sans encombre, excepté au niveau de mes pieds car j’ai un énorme souci d’ampoules combiné à mon hallux valgus qui me pourrit bien la vie depuis un moment. J’ai tout essayé : nouvelles chaussures, semelles, crème NOK, toutes les chaussettes possibles… rien n’y fait, je me suis donc habituée à la douleur et, réellement, ce n’est plus un handicap : je cours avec des bandages qui évitent de trop m’abîmer les pieds en attendant de trouver une réelle solution.
IMG_20161105_182552En terme de matériel, j’ai investi dans plusieurs tenues pour courir même en hiver puisque jusqu’alors j’avais un t-shirt, un débardeur, deux brassières, un legging chaud et un short. J’ai acheté des hauts à manches longues, un k-way très fin, un legging court et un legging long mais moins chaud que le précédent. J’ai aussi acheté ma TomTom Runner 3, moi qui jusqu’alors courrais avec l’appli Nike+ Running, mais j’ai pris le modèle basique avec suivi GPS (pas de musique bluetooth ou suivi cardio pour moi… je cours sans musique, seule avec moi-même et mes comptes de distance/allure et j’adore ça !)

La veille : J’ai acheté un attirail de pansements et bandes de strapping, l’idée étant de mettre un pansement anti-ampoule (spécial sport) combiné avec un pansement spécial hallux valgus, le tout entouré d’un bandage strap pour que ça ne s’enfuit pas dans ma chaussette pendant la course. D’autant plus qu’une de mes ampoules, injectée de sang depuis quelques jours, avait décidé de s’ouvrir et de littéralement se couper pile la veille du semi (super timing haha !)… Donc je priais pour que ça ne m’empêche pas de courir le lendemain.
J’ai mangé une salade le midi et vécu une journée de repos total. Le soir, j’étais stressée et pleine d’appréhension. J’avais hâte mais peur. Peur de me décevoir. J’étais inscrite dans le SAS 1h50 mais je savais que je ferai plus. Mon challenge était de faire moins de 2h. Ma maman, qui avait déjà couru ce semi, avait beau me dire que l’essentiel était que je m’amuse sans me blesser, j’avais peur. De plus, je me suis rendue compte que, cette course que je devais vivre avec mon frère et des amis, se ferait finalement en solitaire puisqu’ils s’étaient tous blessés peu de temps avant. J’avoue que m’imaginer aller vers la ligne de départ seule, franchir celle d’arrivée seule, rentrer chez moi seule, n’a pas ajouté de la joie à mon moral. Mais j’ai pris sur moi et essayé de relativiser en recevant les encouragements de plusieurs personnes de mon entourage.
IMG_20170305_081350_844J’ai préparé ma tenue : la météo allait être catastrophique (pluie, rafales de vent, 5 à 8°C) et j’étais perdue sur la façon de m’habiller… J’ai finalement opté pour mon legging fin pour couvrir mes jambes, et le t-shirt du semi en haut (non, pas de k-way, pas de double t-shirt, pas de manches longues… quand je cours j’ai vite chaud, très chaud, alors je me suis dit que c’était la bonne option).
En mangeant mon plat de pâtes natures la veille au soir,  je regardais mon sac, j’avais hâte d’être le lendemain et de vivre ce moment tant attendu.

1000829La course : Je me suis levée à 7h, j’ai pris mon petit-déjeuner habituel d’avant course (chronométrée ou non) mais en un peu plus grande quantité c’est-à-dire un mélange de muesli chocolat et muesli fruits avec du lait, un thé, un jus d’oranges pressées et une pâte de fruits. J’ai pris une barre chocolatée Ovomaltine pour le trajet (ce n’est pas très bon mais c’est un gros boost énergétique). Je suis partie de chez moi bien couverte et le temps était plutôt doux et sec. Dans le métro, il y avait d’autres coureurs et c’était assez drôle de se reconnaître et de se parler un peu.
Arrivée sur le village du semi, j’ai déposé mes affaires à la consigne puis fait un passage obligé pour une pause pipi d’avant course. Direction ensuite mon SAS de départ, en t-shirt et legging donc. Il était 9h25 quand la pluie a commencé à tomber. À 9h30, sous la grêle, j’étais déjà trempée alors que le départ pour mon SAS n’était qu’à 9h40. J’avais froid aux bras, mes cheveux étaient autant mouillés qu’à la sortie d’une douche, je commençais à regretter mon k-way quand le départ a été lancé… Puis c’était parti pour 21 kms et je n’ai finalement pas du tout regretté ce choix de tenue !

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Je ne vais pas décrire chaque instant, c’était simplement génial. Je ne suis pas partie rapidement, de peur de ne plus en pouvoir avant la ligne d’arrivée. J’ai applaudi chaque orchestre ou fanfare présents sur le parcours, je n’ai pas pu m’empêcher de sourire à chaque fois qu’un inconnu m’a encouragée en lisant mon prénom sur mon dossard, j’ai motivé une fille près de moi qui s’est mise à marcher, j’ai remercié les bénévoles des ravitaillements (à propos, au KM 5, j’ai pris de l’eau, au KM 10 de l’eau et un morceau de sucre, au KM 15 seulement de l’eau parce que j’avais pris une pâte de fruits qui était dans ma poche au KM 12). J’ai pris sur moi face à la pluie, je m’y suis vite habituée et me suis fait la réflexion que c’était la première fois que je courrais sous une pluie pareille (d’habitude quand il pleut, je reste chez moi). Jusqu’au KM 10 ma montre affichait 5:25min/km et je commençais à croire que j’allais vraiment faire un temps record. Motivée comme jamais j’ai continué.
Mais à partir du 12ème km, les rafales de vent le long des quais de Seine, les petites montées, et la pluie qui venait donc en plein visage, ont eu raison de moi… Petit à petit mon allure a donc désempli. J’ai tout donné pour la stabiliser à 5:30/km et pour continuer à profiter de ma course surtout. J’ai vraiment adoré. J’ai savouré chaque seconde. Vers 13 kilomètres, j’ai eu des petites douleurs le long des mollets et à l’arrière des cuisses alors que ça ne m’arrive jamais à l’entraînement, mais rien d’handicapant  pour la suite. Au niveau de mes pieds, mon combo de pansements sponsorisé par messieurs Compeed, Urgo et Mercurochrome a tenu et je n’ai pas eu particulièrement mal. Aux alentours du 18ème kilomètre, il y avait les photographes… et je me sentais si bien, j’avais juste envie de sourire, sourire et sourire encore de ce plaisir ressenti. J’avais l’impression de voler ! J’ai continué, continué jusqu’à la fin avec une accélération sur le dernier kilomètre.

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Et… c’était fait ! En 01:57:36h à ma montre. Mon premier semi ; une émotion vraiment forte et une joie incommensurable ! Je ne pensais pas ressentir tout cela mais j’ai vraiment été transportée. Et certes il n’y avait personne que je connaissais dans le public ou à l’arrivée mais qu’importe ? J’ai ri avec d’autres participants, j’ai partagé tout cela avec d’autres coureurs jusque dans le métro du retour. J’avais envie d’une douche bien chaude et de me reposer. J’ai appelé mon frère, partagé cette course avec lui après coup, lui ai raconté chaque moment-clé. Il regrettait de ne pas avoir été là mais était heureux pour moi. Mes parents m’ont félicitée, les amis qui m’avaient soutenue ont été contents d’apprendre que j’avais fini sur mes deux pieds ! C’était énorme et fort en émotion.

Les jours après la course : J’avais peur de ne plus pouvoir marcher mais finalement j’ai eu des courbatures jusqu’au mardi seulement. J’étais encore sur mon petit nuage et ravie de voir les fameuses photos. Moralité : je ne suis toujours pas photogénique quand je cours, surtout avec la pluie haha mais ce sourire est sincère et réel !… avec un certain Charles qui a réussi un photobombage hors pair 😉

Et maintenant ? J’ai couru 10km ce matin, en pleine forme. J’ai envie de courir encore plus, envie de relever toujours de nouveaux défis et de battre mes propres records. Je vais m’inscrire aux 20KM de Paris et à d’autres 10KM. Un marathon ? Peut-être dans un an ou deux, mais comme le dit si bien Margot dans son article, ce sera si j’en ai profondément envie, pas pour faire comme les autres. Je veux juste encore ressentir le plaisir que j’ai eu à faire cette course ! Et je referai le semi l’an prochain c’est certain. En tout cas, une chose est sûre maintenant, la pluie ne me fait plus peur !

Cet article était donc pour partager cette merveilleuse expérience pour moi et j’espère qu’il n’aura pas été trop nombriliste. Si vous voulez de vrais conseils et expériences de runneuses, je vous propose de suivre Anne, Anne-Laure, Mathilde et Margot qui m’ont donné quelques conseils directement ou non 🙂

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2 thoughts on “Mon premier semi”

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