Lectures

Les livres de mon été

Qui dit vacances, dit lecture ! Et même si je suis revenue depuis déjà trois semaines, je tenais à faire cet article sur les lectures de mes vacances.
Quand les mois de juillet approchent, avec ou sans jours de congés, j’aime choisir des livres plutôt faciles à lire, c’est-à-dire qui se lisent « vite », de façon à pouvoir en dévorer tout un tas et profiter de la quiétude de l’été pour se détendre. Même quand je ne pars pas, l’été est toujours plus calme et propice à la lecture. N’étant pas vraiment du genre à acheter des romans de gare (ou de plage), je choisis des livres que j’aurais pu acheter à n’importe quel moment de l’année, ou qui sont sur ma wishlist depuis un moment. Autre critère de choix important : le format livre de poche, pour faciliter le transport dans la valise 😉

¤ A l’ombre des cerisiers – Dörte Hansen

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En quelques mots : C’est au printemps 1945 que la petite Vera voit pour la première fois la vieille ferme perdue au cœur d’un immense verger. Sa mère et elles viennent de traverser à pied une Allemagne en ruines. Soixante-dix ans plus tard, Vera, qui occupe toujours la maison, voit débarquer à son tour sa nièce, Anne, en pleine rupture amoureuse, et son jeune fils Leon. Les deux femmes, fortes têtes et solitaires, vont affronter ensemble une histoire familiale traversée de secrets et de non-dits.

Je l’ai fini avant mon départ en vacances. On pourrait résumer ce livre comme une histoire de famille au fil de deux générations, mais c’est aussi bien plus grâce à des personnages et des situations aussi bien émouvantes que drôles. J’ai eu un peu de mal à me plonger complètement dans ce roman mais j’ai finalement savouré ; les personnages y sont réellement attachants et on a parfois même l’impression de respirer le parfum des cerisiers.

¤ Le livre des Baltimore – Joël Dicker

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En quelques mots : Jusqu’au jour du Drame, il y avait deux familles Goldman. Les Goldman-de-Baltimore et les Goldman-de-Montclair. Les Goldman-de-Montclair, dont est issu Marcus Goldman, l’auteur de La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert, sont une famille de la classe moyenne, habitant une petite maison à Montclair, dans le New Jersey. Les Goldman-de-Baltimore sont une famille prospère à qui tout sourit, vivant dans une luxueuse maison d’une banlieue riche de Baltimore, à qui Marcus vouait une admiration sans borne.
Huit ans après le Drame, c’est l’histoire de sa famille que Marcus Goldman décide cette fois de raconter, lorsqu’en février 2012 il quitte l’hiver new-yorkais pour la chaleur tropicale de Boca Raton, en Floride, où il vient s’atteler à son prochain roman.

Lu à Djerba, il a été parfait pour m’accompagner au bord de la piscine. Je ne l’ai vraiment pas autant apprécié que La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert (si vous ne l’avez pas encore lu, foncez foncez), mais ce qu’on attend de ce genre de livre est au rendez-vous à mon sens : des intrigues entremêlées, des personnages qui dévoilent leur part de mystère au fil du roman, et une aventure qui se lit facilement.

¤ La petite fille de Monsieur Linh – Philippe Claudel

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En quelques mots : Monsieur Linh est un vieil homme. Il a quitté son village dévasté par la guerre, n’emportant avec lui qu’une petite valise contenant quelques vêtements usagés, une photo jaunie, une poignée de terre de son pays. Dans ses bras, repose un nouveau-né. Les parents de l’enfant sont morts et Monsieur Linh a décidé de partir avec Sang diû, sa petite fille. Après un long voyage en bateau, ils débarquent dans une ville froide et grise, avec des centaines de réfugiés. Monsieur Linh a tout perdu. Il partage désormais un dortoir avec d’autres exilés qui se moquent de sa maladresse. Dans cette ville inconnue où les gens s’ignorent, il va pourtant se faire un ami, Monsieur Bark, un gros homme solitaire. Ils ne parlent pas la même langue, mais ils comprennent la musique des mots et la pudeur des gestes. Monsieur Linh est un cœur simple, brisé par les guerres et les deuils, qui ne vit plus que pour sa petite fille.

C’est une histoire bouleversante qui tient en moins de 200 pages. Je l’avais avec moi à Edimbourg, je l’ai lu très rapidement en une fin d’après-midi. C’est le genre de livre qui se lit du début à la fin, avec seulement quelques pauses pour boire du thé. Ce récit m’a émue et transportée. Par son mystère tout d’abord, puisque l’on ne sait pas exactement de quel pays ravagé par la guerre vient Monsieur Linh (le Vietnam ?) ni dans quel pays il débarque (les Etats-Unis ?), on devine que Monsieur Bark est un vétéran de guerre,  on sait que la petite-fille s’appelle Sang Diû, ce qui dans la langue du pays natal veut dire « Matin doux », du reste c’est un peu flou. Et c’est justement ce flou qui nous fait voyager dans les lignes du roman.
Les premières pages, bien qu’intéressantes, m’ont semblé lentes et monotones, les chapitres se ressemblant. Et puis… la fin. Simplement surprenante et qui a dévasté la lectrice que je suis. Qui m’a coupé la parole pour quelques heures.

¤ HHhH – Laurent Binet

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En quelques mots : Prague, 1942, opération « Anthropoïde » : deux parachutistes tchèques sont chargés par Londres d’assassiner Reinhard Heydrich, le chef de la Gestapo et des services secrets nazis, le planificateur de la Solution finale, le « bourreau de Prague ». Heydrich, le bras droit d’Himmler. Chez les SS, on dit de lui : « HHhH ». Himmlers Hirn heiβt Heydrich – le cerveau d’Himmler s’appelle Heydrich. Dans ce livre, les faits relatés comme les personnages sont authentiques. Pourtant, une autre guerre se fait jour, celle que livre la fiction romanesque à la vérité historique. L’auteur doit résister à la tentation de romancer. Il faut bien, cependant, mener l’histoire à son terme…

La passionnée d’Histoire que je suis ne pouvait pas partir trois semaines sans un roman narrant une partie de celle-ci. Ce livre, j’en ai entendu parler lors de sa sortie en film (honte à moi). Mais comme souvent dans ces cas-là, j’ai voulu lire avant de voir. Je n’ai pas été déçue. Premièrement, ce fait historique, j’avoue que je n’en avais aucun souvenir. M’en a-t-on déjà parlé un jour ? Même le nom de Heydrich me semblait inconnu (honte à moi bis), mieux vaut s’instruire plutôt que de rester sur une impression d’ignorance. J’ai donc découvert ce personnage, avec lui celui des deux parachutistes, d’hommes politiques ayant joué des rôles décisifs pendant la seconde guerre mondiale (et je ne parle pas des réputés Churchill ou Pétain ici, soyez rassurés). Je me suis donc nourrie du savoir que l’auteur a si bien retranscrit. Ce livre est narré par son auteur, c’est de là qu’il tire son originalité je pense. Parce qu’au lieu de nous conter purement et « simplement » cet événement de mai 1942, l’auteur nous fait rire en nous amenant dans ses tourmentes et ses doutes d’écrivain de roman historique.
Je ne saurai que vous conseiller de le lire, c’est une pépite culturelle.

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